Un premier ministre obscurantiste et hypocrite à Bruxelles!
Le Parlement européen condamne l’offensive du pouvoir turc contre les médias

S&D Group’s MEP and Interview with Dogan Özgüden
during the EP Session on the freedom of the press and expression in Turkey

The S&D Group in the European Parliament condemns the recent police raids and the detention of a number of journalists and media representatives in Turkey, underlining that these actions undermine the freedom of the media, which is a core principle of democracy.

The Group underlines that in a democratic country the freedom to criticise the government or the ruling party cannot be limited – or put under threat.

S&D Group president Gianni Pittella said:

“We strongly believe that the Turkish government should address media freedom as a matter of priority and provide an adequate legal framework to guarantee pluralism in line with European and international standards.

“We reiterate that a free and pluralistic press is an essential component of any democracy.

“As we are committed with the European perspective of Turkey, we call on the Turkish government to review the legal provisions that are used to restrict the rights to freedom of expression, association and assembly, and the right to access to information, and to bring them into line with European standards.”

S&D MEP Kati Piri commented:

“We are very concerned over backsliding on democratic reforms, especially the government’s diminishing tolerance for public protest and criticism in the media. Respect for fundamental freedoms is at the heart of the EU accession negotiation process.

“These developments call for more, not less engagement with Turkey. In order to increase pressure on the government, chapters 23 and 24 dealing with the rule of law and human rights must be opened. This would allow both parties to engage in a genuine dialogue and give Turkey the opportunity to prove its commitment to democratic reforms.”

Richard Howitt MEP, the S&D Group’s foreign affairs co-ordinator said:

“I am saddened by the protestations from the Turkish government in Strasbourg this week about the release of all but four of the journalists. The government seems intent on wantonly ignoring the pattern of arrests, threats and harassment against the media – of which this is only the latest example – and the climate of fear and self-censorship which continues to be inflicted on the country’s press as a result.

“Our Group remains absolutely committed to Turkey’s accession to the European Union and believes opening negotiating chapters could help the country address the reforms needed, but we will never be silenced or deterred from making justified criticisms. And in this instance they are absolutely justified.”

During the debates, S&D Group projected an interview with Info-Türk Chief Editor Dogan Özgüden on the situation of freedom of the press and expression (Click video here)
Un premier ministre obscurantiste et hypocrite à Bruxelles!

Le premier ministre islamiste turc Ahmet Davutoglu a dénoncé ce matin à Ankara, avant de prendre l’avion pour une visite à Bruxelles, la publication par l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo d’une caricature du prophète Mahomet, jugeant que la liberté d’expression n’était pas “la liberté d’insulter”. “La publication de cette caricature est une grave provocation (…) la liberté de la presse ne signifie pas la liberté d’insulter”, a déclaré ce premier ministre obscurantiste à la presse.

“Nous ne pouvons accepter les insultes faites au prophète”, a insisté le chef du gouvernement.

Davutoglu a participé dimanche, aux côtés du président français François Hollande et d’une quarantaine d’autres chefs d’Etat et de gouvernement, à la grande marche organisée à Paris, notamment pour défendre la liberté de la presse.

Sa présence à cet évènement était évidemment une manoeuvre parfaitement hypocrite.

A son retour en Turquie, son gouvernement a ordonné une razzia policière à l’imprimerie qui a confectionné le quotidien Cumhuriyet contenant la version turque de certaines pages de Charlie Hebdo.

Le même jour, toujours sous la pression du gouvernement, un tribunal de Diyarbakir (sud-est) a ordonné le blocage en Turquie de toutes les pages web qui reproduisent sa “Une”, jugée outrageante dans le monde islamique.

Maintenant ce premier ministre se trouve à Bruxelles pour négocier avec les dirigeants de l’Union européenne l’accélération du processus d’adhésion de la Turquie.

En plus le même soir il va réunir les sympathisants de l’AKP en Belgique pour un endoctrinement islamiste et nationaliste comme il a déjà fait il y a quelques jours à Berlin.

Ironie de sort, pendant qu’il est Bruxelles, le Parlement européenne à Strasbourg se préparait à voter une résolution condamnant le pouvoir Erdogan-Davudoglu pour non-respect de la liberté d’expression en Turquie?

Le Parlement européen condamne l’offensive du pouvoir turc contre les médias

Le Parlement européen a condamné jeudi les “descentes policières” et les arrestations de journalistes survenues mi-décembre en Turquie, qui s’inscrivent selon lui dans une “logique lamentable de pression accrue” du pouvoir sur les médias.

Dans une résolution adoptée à Strasbourg, les députés européens se déclarent “préoccupés par le recul des réformes démocratiques” en Turquie, et en particulier “le recul de la tolérance du gouvernement pour les manifestations publiques et les médias critiques, y compris les réseaux sociaux”.

Le 14 décembre, la police anti-terroriste turque avait arrêté 27 personnes à Istanbul et dans plusieurs autres villes du pays. Les personnes visées étaient principalement des journalistes, dont Ekrem Dumanli, le rédacteur en chef du quotidien Zaman, proche du prédicateur islamiste Fethullah Gülen, ennemi juré du président Recep Tayyip Erdogan.

La chef de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, avait dénoncé ces arrestations, les qualifiant de contraires aux “valeurs européennes” que la Turquie, qui aspire à rejoindre l’UE, est censée respecter.

En réponse, M. Erdogan avait demandé aux Européens de “se mêler de leurs affaires”.

Dans sa résolution, le Parlement européen demande que “soit mis un terme aux pressions et aux intimidations à l’égard des médias et des journalistes critiques”. “La pression sur les médias s’est accentuée ces dernières années” en Turquie, où “un très grand nombre de journalistes sont emprisonnés” et d’autres attendent d’être jugés, observe le Parlement.

Confrontés à des “intimidations” par le pouvoir, ou à des procédures judiciaires déclenchées contre ceux “qui se sont montrés critiques”, les propriétaires de médias et les journalistes se soumettent à “une autocensure de grande ampleur”, déplorent les eurodéputés. (AFP, 15 janvier 2015)

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