Koerdisch Instituut organise

Conférence

Les Kurdes et la guerre civile en Syrie

Une crise humanitaire ou la perspective d’une autonomie politique?

 

Le 01 mars de 11h à 16h

Salle du Congrès, Maison des Parlementaires,

Rue Leuven, 21 Bruxelles

  Orateurs :

 

Saleh Muslim, le président du PYD

Ludo De Brabander,  Vrede vzw 

Dr Khaled Issa, vice-président du National Coordination Committee for Democratic Change

Dr Fouad al Katrib, Arabiste

Pieter van Ostrayen, historien du monde arabe

Ingeborg De Meulemeester, la représentante fédérale de la NVA

Karl Vanlouwe, un sénateur NVA

Derwich Ferho, le président du Kurdish Instituut de Bruxelles

 

Renseignement et inscription : [email protected], Tel. 02 230 34 02

 

Org. Koerdisch Instituut vzw, Ingeborg De Meulemeester et CMC

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Cette conférence est une initiative du Koerdisch Instituut vzw, du CMC (Centre Maurits Coppieters) et de Ingeborg Demeulemeester (NVA)

 

Quel sort futur pour le Kurdistan occidental (Syrie) ?

 

Depuis le début du soulèvement contre le régime des Assad, devenu entretemps une véritable guerre civile, les partis kurdes ont toujours préféré choisir leur propre chemin. Avec une population de presque deux millions de personnes, les Kurdes représentent la plus importante minorité ethnique de la Syrie.

Il faut rappeler qu’ils ont toujours énormément souffert du nationalisme « arabe » du père et du fils Assad. On pourrait donc penser que la révolution syrienne est pour eux un véritable cadeau du ciel mais il n’en est rien! Comme si souvent au cours de l’Histoire, le mouvement de libération kurde reste prisonnier d’un jeu de dupes géopolitique face à des États puissants qui estiment que les Kurdes représentent un danger pour leur intégrité territoriale et leur homogénéité nationale.

Parallèlement, le mouvement kurde vit un moment que l’on peut qualifier de « printemps kurde ». En Turquie, le gouvernement a entamé des négociations avec Abdullah Öcalan et, en ce qui concerne le Kurdistan irakien, on peut affirmer qu’il est devenu un des plus importants acteurs économiques et politiques de la région. Une question continue à se poser : quel va être le destin du soulèvement kurde en Syrie ? Les partis kurdes luttent pour obtenir leur autonomie dans une Syrie démocratique alors que les États influents de la région considèrent que les Kurdes sont une menace pour leur intégrité territoriale. Il est également évident que c’est la perspective d’une crise humanitaire qui devient la plus probable dans le futur de cette région.

Les Kurdes sont majoritairement installés dans le nord-est du pays, région qui est un véritable grenier à blé avec en plus quelques champs d’oliviers mais sans aucun accès maritime. De plus, leur territoire est d’une part enfermé par sa frontière avec la Turquie et d’autre part coincé par le Gouvernement général du Kurdistan (GRK). Certes le GRK offre une aide provisoire et un accueil aux réfugiés principalement kurdes mais il subit une pression constante du gouvernement central de Bagdad qui compte dans ses rangs un certain nombre de partisans du gouvernement syrien d’Assad.

Depuis le début du soulèvement en 2011, l’opposition kurde est partagée en deux blocs. D’une part, il y a le PYD, Parti de l’Unité démocratique, et d’autre part le Conseil national kurde. Ensemble, ils représentent le Comité suprême kurde. Depuis l’été dernier, ce conseil s’occupe de la gestion quotidienne et de la protection des territoires libérés par l’opposition kurde au régime syrien. Des conseils locaux agissent selon le principe d’une « autonomie démocratique » dans le cadre d’une gestion basée sur une démocratie participative enracinée localement.

Dans l’opposition « traditionnelle » dominée par les Frères musulmans et l’État turc, il est évident  que les partis kurdes ne peuvent pas compter sur un réel appui. La révolution fondamentaliste syrienne laisse les Kurdes séculiers plutôt peu réceptifs, il semble donc que le soulèvement kurde ne peut compter que sur lui-même pour sa survie.

 

Participants:

 

Saleh Muslim est le président du PYD qui est un des plus importants et des plus actifs partis kurdes en Syrie. Ils ont mis sur pieds l’opposition kurde et peuvent compter sur le soutien de la population du « Kurdistan occidental ». Muslim est également un des vice-coordinateurs du « National Coordination Commitee for Democratie Change », une organisation rassemblant les mouvements  qui s’opposent à la domination des Frères musulmans dans le soulèvement syrien. Muslim est depuis les années septante un membre actif du mouvement kurde et, sous le régime de Bachar el Assad, il a été plusieurs fois incarcéré. Il est actuellement un des figures de proue de l’opposition démocratique en Syrie.

 

Ludo De Brabander est un des cadres de « Vrede vzw » et est connu en Belgique néerlandophone comme un des experts en ce qui concerne le Moyen-Orient et les révolutions arabes. Il a été plusieurs fois dans de région pour juger par lui-même les mouvements révolutionnaires. Récemment, il était présent à Genève au rassemblement des membres de l’opposition syrienne qui ne veulent pas d’une révolution contrôlée et manipulée par les Frères musulmans.

 

Dr Khaled Issa est un docteur en droit, vice-président du National Coordination Committee for Democratic Change, membre prédominant de l’opposition démocratique syrienne. Il parlera des relations inter-ethniques en Syrie entre Kurdes, arabes et autres minorités ethniques.

 

Dr Fouad al Katrib est un spécialiste de la vie communautaire arabe. Il est enseignant à l’école de commerce de Grenoble. Il s’intéresse principalement au respect du droit à une autonomie démocratique en Syrie.

 

Pieter van Ostrayen est un historien spécialiste du monde arabe, il est particulièrement bien informé sur Jabbat Al Nusra. Ce groupement de rebelles djihadistes est impliqué dans le conflit armé avec les comités de protections au Serêkanî – Kurdistan occidental. Avec l’arrivée de Al Nursa Front, il estime que la révolution syrienne a pris un tournant résolument fondamentaliste.

 

Ingeborg De Meulemeester  est la représentante fédérale de la NVA. Elle parlera de l’importance  de la reconnaissance de l’identité de chaque ethnie.

 

Karl Vanlouwe est un sénateur NVA

 

Jan Béghin, ex-vice-président de Parlement Bruxelloise

 

Derwich Ferho est le président du Kurdish Instituut de Bruxelles. Il évoque principalement le rôle de la Turquie dans le conflit syrien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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