Ce matin, les bureaux de notre journal, Atilim et l’agence active de presse (ETHA), qui se trouve à Istanbul, Aksaray a été perquisitionné par la police. La justification de cette perquisition serait que notre journal et ETHA sont des organes de radiodiffusion et d’agence de presse « illégales ».

Bien que l’adresse et les employés de notre journal Atilim et d’ETHA (fondée légalement il y a trois ans) soient connus, le fait que les deux organisations soient déclarées comme « illégales » est le fruit d’un complot. Ceci est une attaque frontale à la liberté de recevoir des informations des travailleurs, des ouvriers et des masses opprimées. Nous condamnons, en tant que Atilim Europe, cette attaque de complot, nous voulons qu’il mette un terme aussitôt que possible aux pressions exercées sur notre journal et sur ETHA.

Le représentant d’un régime fasciste colonial, AKP, a déclaré tous les segments de l’opposition comme hostile. Il attaque imprudemment toutes les personnes qui sont d’opinions différentes. Sur base de la compétence accordée aux tribunaux spéciaux et aux procureurs, la Turquie et le Nord du Kurdistan dans cette situation a été totalement changée en prison. Les syndicats, les journalistes, les écrivains, les avocats, les étudiants, les bourgmestres kurdes et les politiciens kurdes se trouvent dans les affres des attaques. Par des allégations sans fondements tels que « Faire de la propagande en faveur d’une organisation kurde », « être membre d’une organisation terroriste, être responsable » font l’objet de prise en garde à vue et de placement en détention. Jour ne passe sans la vie de la détention du terrorisme de l’Etat.

Hier, 5 personnes représentants de l’ancien parti socialiste des opprimés ont été arrêtées. Hier également, en faisant des perquisitions au centre de  la Confédération des Syndicats des Travailleurs Publics (KESK) et aux fédérations affiliées et aux syndicats, 71 syndicalistes ont été mis en garde à vue avec comme motif l’opération KCK (Koma Civakên Kurdistan).

Aujourd’hui, on attaque la presse et les journaux qui annoncent ces attaques aux travailleurs, aux ouvriers et au monde ; et qui plus est se trouve être les oreilles et la voix de ceux-ci.

Toutes ces attaques font partie d’une nouvelle guerre qui se prépare. L’Etat turc, consciemment après la réalisation d’une provocation aérienne, et étant le gendarme des impérialistes est en préparation d’une guerre en réaction à la Syrie. L’autre partie de cette guerre serait une guerre d’anéantissement du mouvement libérateur kurde.

C’est dans ces circonstances que l’Etat Turc colonial essaie d’empêcher le développement de l’opposition en emprisonnant tous les pouvoirs qui peuvent se soulever contre cette guerre injuste. La bourgeoisie coloniale turque a peur de la fusion de la lutte, dans l’Ouest de travailleurs, ouvriers et opprimés, avec le mouvement libérateur kurde. Par cette peur, elle attaque imprudemment les patriotes kurdes, les révolutionnaires et les socialistes. C’est pourquoi, notre journal Atilim et l’agence active de presse (ETHA) qui se trouve être un journal de tendance révolutionnaire socialiste, sont la cible de nombreuses attaques.

Il convient de noter que quand il s’agit de payer un prix, notre journal, Atilim n’a jamais craint d’écrire et n’a jamais fait de concessions lors de ses publications, il ne s’est pas tu et ne se taira pas ! Les pressions ne nous décourageront pas ! La voix des travailleurs, des ouvriers, des opprimés et la voix de la liberté ne peuvent être réduite au silence !

Nous appelons les populations autochtones vivant en Europe, les immigrés, les travailleurs, les ouvriers, les progressistes et les révolutionnaires à la solidarité avec notre journal Atilim et avec ETHA mais aussi nous appelons tout le monde à la défense de la liberté de presse. 

Correspondance: Postfach 9000235, 60442 Frankfurt am Main, Deutschland

E-mail: [email protected] et [email protected]

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