1. Cette Conférence accueille les efforts démocratiques et le progrès des kurdes et des autres
populations en Rojava au nord de la Syrie.

Cette Conférence demande aux autorités belges d’entamer le dialogue avec le Comité
Suprême kurde sur ses aspirations à une nouvelle Syrie démocratique où les droits des
différents groupes sociales et éthiques sont garantis.

2. Cette conférence demande à la communauté internationale de reconnaître le Comité
Suprême kurde comme représentant diplomatique de la population kurde en Syrie.

Convaincu que seul des négociations politiques, et pas une victoire militaire, peuvent offrir
une solution durable pour le conflit syrien, cette Conférence demande à la communauté
internationale d’inviter le Comité Suprême kurde à participer aux négociations de paix de
Genève II.

3. Cette Conférence demande aux autorités belges (régionales et nationales) de mettre la
pression politique sur les pays voisins de la Syrie de ne plus fermer leurs frontières pour des
aides d’urgence vers les régions kurdes. Les régions kurdes sont coupées de l’extérieur.
L’hiver approche, donc le besoin d’aide alimentaire et médical est élevé. Arrêter ce soutien à
la frontière est inhumain !

Si il y a quelque chose que la politique belge peut faire pour aider la population kurde en
nécessité, c’est de se charger de la réouverture des frontières pour les aides.

Si il y a quelque chose que le publique belge peut faire, c’est de soutenir Heyva Sor, le
croissant rouge kurde, qui s’engage pour l’assistance sur place. Cette assistance est
indispensable !

4. Cette conférence condamne les attaques sur Rojava par le régime d’Assad ainsi que les
milices liées à Al-Qaeda, comme Jabhat Al-Nusra et l’Islamic State of Iraq and Al-Sham (ISIS).
Cette conférence condamne  catégoriquement les nombreuses violations des droits humains
commises par ces milices et le vaste flux des réfugiés qu’elles causent.

Cette conférence appelle  le monde politique à ne plus soutenir financièrement,
logistiquement, politiquement ou militairement ces milices cruelles, non démocratiques et
terroristes et à mettre la pression sur des états qui continuent à le faire.

5. Cette conférence est convaincue que c’est la population syrienne qui doit décider elle-même
de l’avenir de son pays  et pas des acteurs étrangers, qui se mêlent  à la guerre civile syrienne
pour leurs propres intérêts.

Cette conférence ne plaide donc pas pour une intervention militaire, ni pour des livraisons
d’arme aux partis combattantes.

Qu’est ce que la communauté internationale peut faire, et au point de vue humanitaire elle
faudrait faire, c’est de faciliter le processus de paix en créant de l’espace pour des
négociations politiques, en exigeant un cessez-le-feu de tous les partis combattants et en
agissant comme médiateur entre tous les partis.

Qu’est ce que la communauté internationale peut faire, et au point de vue humanitaire elle
faudrait faire, c’est de donner des aides aux nombreuses victimes de la violence de guerre.

Qu’est ce que la communauté internationale peut faire, et au point de vue humanitaire elle
faudrait faire, c’est de soutenir des initiatives démocratiques et pacifiques venants de la
population syrienne.

 

 

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