L’Institut kurde soutient pleinement l’appel de KOMAW, l’association kurde des familles de victimes et de disparus basée en Allemagne. KOMAW appelle les Nations Unies (ONU), l’Union européenne (UE) et en particulier l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) à cesser de garder le silence sur les crimes contre l’humanité commis par le régime turc.

Depuis des décennies, l’État turc utilise des armes chimiques contre les civils et les guérillas adverses au Kurdistan. Depuis avril de cette année, la Turquie a massivement intensifié l’utilisation de ses armes chimiques interdites et de ses gaz toxiques dans le cadre de ses attaques d’occupation contre le sud du Kurdistan (nord de l’Irak). Il y a utilisé des armes chimiques presque tous les jours. Plus de 300 de ces attaques ont depuis été officiellement confirmées.

L’Institut kurde et le Conseil exécutif du Congrès national kurde (KNK) attachent donc une grande importance au CSP-26, notamment à la 26e session de la Conférence des États membres de l’OIAC, qui se tient actuellement du 29 au 3 novembre. Décembre. Nous suivons de près cette importante réunion.

De nombreux appels internationaux ont été lancés à l’OIAC, à l’ONU et à la Croix-Rouge internationale (CICR) pour enquêter et prévenir ces crimes de guerre, mais aucune de ces institutions n’a répondu à ce jour. La CSP-26 représente une opportunité très importante pour l’OIAC, l’ONU et le CICR de répondre enfin de manière adéquate à ces appels internationaux et de remplir leur mission de protection de l’humanité contre l’utilisation d’armes chimiques.

Nous invitons à nouveau l’OIAC et tous ses États membres à prendre très au sérieux les messages des zones touchées du sud du Kurdistan. Envoyer immédiatement une délégation d’experts dans la région touchée de Behdinan, pour mener les enquêtes nécessaires sur place, et empêcher ainsi l’utilisation d’armes chimiques dans la région par la Turquie. Si l’OIAC éludait sa responsabilité de protéger les personnes contre les armes chimiques, cela violerait ses propres règlements et porterait gravement atteinte à la crédibilité de la Convention sur les armes chimiques (CAC). Nous espérons donc que l’OIAC profitera de la CSP-26 pour s’acquitter de sa responsabilité juridique et morale et enverra une délégation au Kurdistan méridional dès que possible.

Vous trouverez ci-dessous les versions néerlandaise, mais aussi allemande et française de l’appel KOMAW, dans lesquelles plus de détails peuvent être trouvés concernant ces attaques chimiques.

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