Nous pouvons dire que, ces amendements « limitent », désormais, les pouvoirs de la hiérarchie judiciaire et de l’armée. Avec cette vote, on peut aussi constater qu’il y a eu une volonté de la majorité des citoyens de Turquie de sortir du régime de tutelle militaire lié à la Constitution de 1982 et de poursuivre le processus de la démocratisation vers une « mentalité européenne ».

Cette réforme constitutionnelle exige que le nombre des membres de la Cour constitutionnelle passe, désormais, de 11 à 17, dont trois nommés par le Parlement, qui est contrôlé depuis 8 ans par l’AKP. Ainsi, elles ouvrent la voie de jugement par la Cour constitutionnelle, pour le chef d’état-major des armées et ses quatre plus hauts commandants.

Un des points importants, dans le paquet de ces réformes, c’est celui qui donne le droits aux citoyens turcs de saisir la Cour constitutionnelle sur des questions des droits de l’homme, après avoir épuisé toutes les recours judicaires.

Ce nouveau changement, qui amende la loi fondamentale de 1982, héritée des militaires, après le coup d’Etat de 1980 et déjà modifiée à plusieurs fois, donne le droits au jugement, de manière plus systématique, des soldats en temps de paix pour tentative de coup d’Etat. Enfin, le texte autorise aussi le procès des leaders du coup d’Etat du 12 septembre 1980. Mais, actuellement il y a une vraie incertitude à ce sujet. Selon ces réformes, l’interdiction des partis politique deviennent aussi difficile, désormais, une seule institution judiciaire ne pourra plus décider la dissolution d’un parti  politique.

La principale force de l’opposition, CHP n’a pas voté pour, à cause tout simplement, sous le prétexte de défendre la laïcité, qu’elle veut défendre un régime sous contrôle des militaire. Personne ne peut défendre la position de ce parti par d’autres raisons.

Avec les résultats de ce référendum, on peut dire que le gouvernement de l’AKP a pris certaines mesures pour améliorer le respect de la loi. Néanmoins, ce parti n’a pas pu convaincre les kurdes. C’est pourquoi, le principale parti pro-kurde BDP a pris une position de boycotte. Suite à cette position de BDP, la participation dans les régions kurdes n’a pas passé de 45%, tendis que la participation nationale a été de 77%. Dans certains districts kurdes, le taux de la participation a été moins de 7%. Il ne faut pas traduire cette position des kurdes comme ils étaient contre ce changement, mais les kurdes voulaient que certaines articles concernant la reconnaissance des leurs droits culturels et identitaires soient aussi comprises dans le paquet des amendements. C’est pourquoi le BDP a définis sa position en faveur de la boycotte. J’espère que les autorités turques et aussi européennes, prendront, désormais, en considération le  nombre des électeurs qui ont boycotté ce référendum en demandant un dialogue entre les autorités étatiques et les kurdes.

Je sais que Bruxelles soutenait ces réformes et elle a encourager l’AKP dans ces démarches. Mais, d’après moi elle ne doit pas arrêter de faire la pression sur le gouvernement turc afin de faire une changement complète de la constitution. Si non, avec ces réformes, personne ne peut garantir le processus d’une démocratisation pour ce pays, ni un respect pour les critères européens.

Malgré le cessez-le-feu déclaré par le PKK, depuis le 13 Août dernier, des opérations armées turques ne se sont pas arrêtées. Entre temps plusieurs affrontements ont eu lieu et une dizaines de militants ont perdu leur vie. Dernièrement, le 16 septembre, dans une explosion de mine, actionnée à distance, attribuée à l’armée turque, neuf civiles de la région de Hakkari, ont été tuées et quatre blessées, dont un bébé de 15 mois.

Voilà, la photo de la Turquie et le référendum.

17.09.2010

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