Malgré que tout le soutien des institutions étatiques au gouvernement de l’AKP, de menaces contre la population, de chantages et de fraudes électorales, ce parti n’a pas pu empêcher la volonté des Kurdes et remporter les élections. Il a cependant essuyé une lourde défaite face à l’expression de la volonté des Kurdes en faveur d’une solution politique à l’heur question.

Suite à cet échec, les autorités turques ont immédiatement exprimé leur hostilité à l’encontre des Kurdes par l’intensification des pressions et des violences policières dans toute la région, surtout où le DTP a eu la victoire. Au lendemain des élections, les forces de l’ordre ont violement réprimé les manifestations dont le but était de protester contre les fraudes électorales commises par AKP et les autres institutions étatiques. Cette répression a continué d’une façon régulière aux mois d’avril et mai 2009.

Depuis 2002, la date de son arrivée au pouvoir, c’est la première foi que l’AKP perde des voix, surtout dans les régions kurdes. Donc, il est bien utile de considérer ceci comme un avertissement au gouvernement de l’AKP. Par la voie de ces élections la  population kurde s’est ouvertement montrée contre les politiques hypocrites du gouvernement turc. A ce point-ci, il faut que les Européens tire aussi de conclusions des ces résultats. Donc, le DTP dois être considéré comme un porte-parole légal des Kurdes de Turquie.

Suite à ces élections le DTP est devenu la force la plus influente et politique au Kurdistan. Pas seulement au Kurdistan, ce parti est la IV force sur toute la Turquie. Il faut accepter que désormais la Turquie doive se concentrer sur les réformes nécessaires à son rapprochement à la question kurde. Malgré tout, maintenant la population kurde attende des pas vers un processus démocratique.

En ce qui concerne le processus d’adhésion à l’UE, il est aussi important de souligner que le principal carburant de ce processus reste les réformes démocratiques en Turquie. Ces réformes doivent améliorer les libertés fondamentales, et renforcer l’Etat de droit et le sécularisme démocratique dans le pays.

Malgré que les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE ont commencé en octobre 2005, les progrès n’avancent que très lentement. Selon le Commissaire Européen Olli Rehn, à la suite de ces élections la Turquie est entrée dans une période d’environ trois ans sans élections et dans ce temps le gouvernement turc doit renforcer les réformes nécessaires. J’espère que les autorités turques en prendront bien notes.

Dans ces élections le cas le plus significatif, surtout pour le DTP, est d’avoir gagné 3 autres préfectures, telles Igdir, Siirt, et surtout Van et d’avoir remporté les assemblées départementales dans 10 régions : Agri, Batman, Diyarbakir, Hakkari, Igdir, Mardin, Mus, Sirnak, Tunceli et Van.

La campagne de séduction du premier ministre, AKP, en cherchant à acheter les votes kurdes à coups de réfrigérateurs et de machines à laver, a fait long feu. Donc nous pouvons dire aux autorités turques que l’heure est venue de jeter un regard sérieux sur la situation en face et d’apporter une solution politique aux questions posées dans le pays.

Malgré que le chef d’état-major turc, Ilker Basbug admette désormais que la solution au problème kurde ne peut être uniquement militaire, le gouvernement d’AKP ne fait pas d’efforts pour une solution politique. Il faut savoir que la paix entre Kurdes et Turcs est aussi dans l’intérêt des Européens et des Américains. Ainsi il est important de noter que la région du Kurdistan Irakien profite aussi de son attrait pour les capitaux étrangers.

Au cours du dernier sommet de l’OTAN, la Turquie a de nouveau tenté d’obtenir du Danemark l’interdiction de la chaîne de télévision kurde Roj TV. Le seul tort de celle-ci est d’émettre en kurde et de dénoncer les exactions des autorités turques et les restrictions aux libertés fondamentales. Si le Danemark décide d’interdire cette chaîne de télévision kurde, ceci abîmera le visage de l’UE, en ce qui concerne la liberté d’opinion. Il ne faut pas l’UE laisse les autorités du Danemark d’interdire cette voie importante des Kurdes.

Ahmet DERE  /  14.04.2009

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