Si un processus de négociations ne commence pas entre les dirigeants de l’Etat Turc et les responsables des organisations kurdes, malheureusement, après le 15 juin, un nouveau processus de guerre recommencera dans ce pays qui se trouve au cœur d’une région problématique. A ce moment là il sera trop tard pour empêcher qu’il y aie de nouveaux victimes.

Malgré le cessez-le-feu du PKK, (Parti des travailleurs du Kurdistan) qui est déclaré depuis Août 2010, les opérations armées turques se multiplient de jour en jour, surtout ces dernières semaines, alors que doivent avoir lieu le 12 juin des élections législatives. Suite à ces opérations, depuis le début du mois d’avril, une trentaine de militants du PKK ont été tués. Dernièrement, le 14 mai, douze guérilleros ont été tués à la frontière irakienne. Le jour même, des renforts militaires ont été dépêchés sur les lieux et une vaste opération a été lancée dans la région frontalière avec l’Irak.

Pendant les deux derniers mois, des dizains de milliers de Kurdes ont assisté aux funérailles des militants kurdes. Dans tous ces funérailles les kurdes appellent le gouvernement de l’AKP à cessez les opérations et dialoguer avec des responsables des organisations kurdes. Cet appel est fait par les Kurdes dans le but de calmer la situation et d’empêcher qu’il y aie de nouveau victimes.

A cause des opérations menées par l’armée turque, la région est toujours en ébullition avec de violentes manifestations. Les protestations organisées rassemblent de nombreux responsables de différentes organisations kurdes présentes dans la région. Cela veut dire que, parmi les Kurdes il y a une union qui est en train de se consolider.

Suite aux opérations menées dans la régions, malgré 20 jours qui restent pour les élections législatives, le boycottage des élections est toujours sur l’ordre du jour du BDP. Depuis le début du mois d’avril plus de 2 000 Kurdes, pour la plupart sont des responsables du BDP, ont été arrêtés.

Si un tel boycottage des élections est réalisé par le BDP, ce serait un revers pour Recep Tayip Erdogan. La légitimité des élections serait en cause. A ce moment là Recep Tayip Erdogan ne peut pas faire « la démonstration d’une élection démocratique, à laquelle tout le monde participe ».

Malgré toutes promesse en faveur d’une solution démocratique à la question kurde, le gouvernement de l’AKP continue à tromper toujours l’opinion publique et ne prend aucune mesure effective.

Il est bien évident que l’AKP gagnera la troisième victoire consécutive le 12 juin prochain, mais cela ne veut pas dire que ce parti gagnera la confiance du peuple de la Turquie amènera la paix au pays. Cette confiance ne peut être gagné que si une solution est trouvée à la question kurde, qui est une vraie obstacle sur le chemin de la démocratisation du pays. Les dirigeants de l’AKP doivent savoir que les projets concernant le creusement d’un canal parallèle au Bosphore ne peut pas amener le pays vers la paix et la prospérité.

En parallèle avec la situation de guerre au Kurdistan, la Turquie est aussi devenu la plus grande prison du monde, surtout pour les intellectuels, les hommes politiques et les journalistes. Selon un rapport de l’association des droits de l’homme (IHD) « La police porte atteinte volontairement à la vie ».

*Ahmet Gulabi DERE / Journaliste, Ecrivain /Adresse du Blog personnel : http://farasinfr.blogspot.com

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