Les bases militaires turques d’Amediya et de Bamerne, au Kurdistan Sud (Kurdistan irakien, n.d.l.r.), sont en pleine effervescence.
En attendant, les avions de chasses ne cessent leurs attaques et leurs bombardements.
Les bombardements ont fait 4 morts et 8 blessés parmi les civils kurdes. Des centaines de familles ont dû quitter leurs villages. Les étangs et les champs, propriétés des villageois, ont été sérieusement endommagés tout comme les terres de broutage des animaux. La Turquie et l’Iran continuent leurs bombardements en dehors des frontières et prennent pour cibles les civils kurdes.
Déjà, au soir du 10 mai, des obus ont frappé une habitation du village de Benistan, près du bourg de Seladize à Duhok, tuant le propriétaire de la maison, Rekan HÜSEYIN REKANI (27 ans), ainsi que sa femme et ses trois enfants Bihar, Esen et Huseyn, âgés de 4 à 9 ans, et blessant gravement leur voisin Kerim SEKIR.
Le 15 mai, l’aviation turque a bombardé de façon intense et permanente le village de Yekmalê dans la vallée de Xabur. Lors de ces attaques, un villageois du nom d’Izbat TEMEL a été blessé.
Le 19 juin, elle récidivait, tuant une jeune fille de 15 ans, Zahide MIHEMED MECID, qui était au milieu de ses champs, et blessant grièvement son jeune frère, Sexawan MIHEMED MECID, âgé de 6 ans, et sa mère Gelawej MELA EHMEDI (36 ans).
Le soir du 21 juin, des hélicoptères militaires iraniens ou turcs ont survolé certaines zones de la sous préfecture de Çoman au Kurdistan Sud (Kurdistan irakien, n.d.l.r.) : Pîrelok, Kanî Res, Omer Xeyat, Gomdelawan, Wêza, Ênze, Kanî Spî, Sîngure et Çiyayê Kotoyê.
Ils ont, selon nos informations, survolé deux fois cette région dans la même journée ; les villageois qui habitent près de la frontière ont, par crainte des bombardements, fuient la région pour trouver refuge dans des lieux moins exposés. Il semblerait que, lors des réunions du conseil de Sécurité, l’État turc se soit engagé à intensifier la sale guerre. C’est ce même Etat qui aurait déclaré vouloir instaurer la paix au Moyen Orient alors qu’il refuse de reconnaître les droits les plus élémentaires à 20 millions de Kurdes et qu’il n’hésite pas à réprimer durement tous ceux qui luttent pour obtenir ces libertés fondamentales.
Cet Etat turc, qui essaie de donner de lui-même une bonne image sur la scène internationale, mène une sale guerre contre le peuple kurde à l’intérieur des frontières officielles ; depuis deux jours, dans le cadre de sommets sur la sécurité, il réunit son conseil de sécurité en vue de décider une intensification de la sale guerre ; ces décisions vont entrainer plus de morts, plus de drames ; elles vont provoquer de nouveaux massacres et de nouvelles injustices.
 
A l’opinion publique et au peuple kurde,
Toute opération militaire menée par l’armée turque à l’intérieur ou l’extérieur du territoire tend à empêcher la résolution démocratique de la Question kurde. Ces opérations ne font qu’alimenter les sentiments de haine entre les peuples. Il faut avant tout condamner cette sale guerre qui viole les droits humains et les libertés fondamentales ainsi que les principes qui régissent le droit international.
Nous appelons l’ensemble des partis politiques kurdes et la population kurde à s’opposer, dans l’union et la solidarité, à la guerre menée par l’armée turque et le gouvernement de l’AKP.
Nous appelons l’ONU, Nous appelons l’ONU, l’UE, le CE ainsi que les USA  à prendre position contre la Turquie qui, par ses incursions militaires sur le territoire d’un État tiers, viole les règles fondamentales du droit international.
 
KNK
Commission Exécutive 22.06.2010

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