Mais, depuis lors, aucun gouvernement turc n’a fait des progrès dans le sens de faire progresser ce pays, selon les critères européens. Certains gouvernement ont voulu faire avancer la Turquie vers l’Europe, comme ce du l’ANAP, Parti fondé par Turgut Ozal, mais, malheureusement, ils étaient toujours confrontés à un mûr dure des forces militaires et paramilitaires.
Après avoir été reconnu candidat pour le processus de la candidature à l’UE, en 2005, la Turquie a été acceptée, en tant que pays candidat, par l’institution européenne. Suite à cette décision attendue de l’UE, le 12 juin 2006 les négociations ont commencées entre les autorités turques et celles de l’UE. En totale on a déclarés 35 points à négociés, afin que ce pays ait un niveau démocratique et prospère pour devenir membre de l’Union européenne.

Malgré une « volonté » toujours prononcée par les gouvernements turcs, en ce qui concerne l’adhésion à l’UE, jusqu’à maintenant, je ne vois pas beaucoup d’évolutions pratiques dans ce pays, surtout en ce qui concerne les critères politiques et celles des droits de l’homme. Donc, cette réalité doit être traduite comme un comportement insincère de la Turquie envers de l’Europe. Je sais que sur ce point, surtout derrière des rideaux fermés, il y a toujours des discussions très sévères entre les autorités turques et européennes. Même, de temps en temps, les critiques très sévères de la part des autorités européennes, envers la Turquie, sont prononcés devant les médias.

En Turquie, il y a des organisations qui peuvent jouer un rôle positif dans le processus de négociations. Par exemple TUSIAD et les autres organisations civiles. Mais, malheureusement, au sein de ces organisations aussi il y a ceux qui ne sont pas favorable à l’UE. Il faut savoir que cette position est aussi influencée par la concurrence économique entre les différentes sociétés turques. Certaines grandes sociétés turques qui ont déjà de bonnes alliances en Europe et qui n’ont pas de difficultés pour développer leurs actions, sont contre l’adhésion de leur pays à l’UE. Ce point peut paraitre comme une contradiction, mais, il est une vérité de la mentalité politique et commerciale de ce pays. C’est pourquoi d’ailleurs, les organisations de différents domaines du travail ne se sont pas bien engagées dans le processus.

La position des Kurdes

Avant tout, il faut  savoir que, la racine kurde qui est indo-européenne. Ainsi, les Kurdes ne sont pas fondamentalistes, au niveau religieux. Parmi les peuples du Moyen Orient, les Kurdes sont plus ouverts à l’intégration vers l’Europe. Sur ce point ce n’est pas simplement les Kurdes de Turquie qui sont favorables, mais aussi les Kurdes de l’Irak et de Syrie et même les Kurdes de l’Iran partage la même volonté.

Pour les Kurdes, le fait d’être européen est perçu différent que les autres nations du Moyen Orient et les Turcs de l’Anatolie Centrale. Le fait que les Kurdes sont indo-européens et leur langue fait partie du groupe des langues européennes, approche ce peuple vers l’Europe. Aussi, depuis 1960, avec surtout la politique d’immigration de la Turquie, beaucoup de Kurdes sont venus en Europe et ils y vivent une vie demi-européenne. Actuellement, il y a à peu près un million cinq cent mille Kurdes vivant en Europe, dont des millions aussi de proches parents au Kurdistan qui sont en relations régulières. Donc, ceci est un point aussi essentiel qui approche un peu plus l’Europe vers les Kurdes, les Kurdes vers l’Europe.

Pas simplement au niveau de la langue, au niveau de la modernité aussi les Kurdes sont plus ouverts à une progression dite européenne. Même, si la plupart des Kurdes est musulmane, les Kurdes sont plus ouverts à l’intégration avec les autres religions. Comme le Kurdistan a été dominé par les autres forces, les Kurdes ont été obligés de vivre avec les autres nations et peuples. Ceci a intégré les Kurdes parmi les autres peuples. Et donc, le racisme n’est pas fort chez des Kurdes.

Les Kurdes sont bien déterminés que l’adhésion de la Turquie peut influencer la Turquie afin qu’on puisse trouver une solution pacifique à la question kurde. Si la Turquie devient membre de l’Union européenne, la question kurde devient plus ou moins une question européenne. Et, à ce moment-là, les institutions européennes seront obligées de s’en occuper d’une façon plus active. Actuellement, comme la Turquie n’est pas encore membre de cette Union, il y a des institutions européennes qui prétendent que ; « la question kurde est une question interne à la Turquie, donc nous ne pouvons pas se mêler ». Une foi que la Turquie est devenue membre de l’UE, à ce moment-là, ils ne peuvent pas se tenir à part de ce problème. Entre guillemets, il faut dire que l’adhésion de la Turquie n’est pas garantie encore. Il y a encore beaucoup d’obstacles devant la Turquie.

Pour trouver une solution à la question kurde ; premièrement, on peut forcer plus la Turquie, avec le soutien des institutions européennes, deuxièmement, on peut développer une intégration encore mieux entre les communautés européennes et le peuple kurde, troisièmement, on peut avoir un soutien au niveau économique aussi pour développer les régions sous-développés du Kurdistan.
 C’est pour ces raisons que, et pendant longtemps, beaucoup d’organisations kurdes en Europe ont fait du lobbying au sein des institutions européennes, comme le Parlement européen notamment, afin que la Turquie soit acceptée en tant que candidate à l’Union européenne.

01.02.2011
http://farasinfr.blogspot.com/ 
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