Nous espérions que l’an 2009 peut emporter de bons progrès en ce qui concerne la résolution de la question kurde et aussi d’autres problèmes liés à la démocratisation de la Turquie. D’après ceux que je voie à l’heure actuelle, les choses ne s’avancent pas d’une manière positive, donc nous ne pouvons pas garder notre espère.

Pour que la Turquie accepte de s’approcher à sa réalité et montre l’effort pour résoudre ses problématiques, il est indispensable de lui donner un courage international. C’est pourquoi je dis est ce qu’il n’est pas nécessaire de faire une pression européenne sur le gouvernement turc et ses autres institutions politique et militaires ?. Dans ce processus que je voie bien important, si l’UE pourrait pratiquer une telle approche. Malheureusement, d’après ce que je voie, aucune institution européenne ne se charge pas face à la réalité de ce pays. Malgré que je veuille garder mes espoirs concernant la bonne volonté du PE pour encourager la Turquie et aussi trouver une solution à la question, le rapport de Madame Oomen Ruijten Ria vient de m’influencer d’une façon négative.

Je veux répéter ici encore une foi ; avant de résoudre la question kurde il est impossible de trouver quelconque solution, ni au niveau économique et ni au niveau politique, pour la Turquie, qui est sur la voie de l’adhésion à l’UE. Donc il faut accepter qu’il est très important de trouver un moyen afin que la Turquie s’approche à un dialogue avec les Kurdes. Dans cet aspect il est bien utile de la pousser par de divers moyens, politiques et diplomatiques.

Dans cette période que je considère historique, l’attitude officielle turque se distingue toujours de manière négative. Même de nature provocante et dérangeante, les déclarations du premier ministre Tayip Erdogan et de son gouvernement font l’objet de nombreuses critiques tant chez des Kurdes que chez des progressistes turcs. Malgré qu’au cours des dernières années, et sous la pression de l’Union européenne, Ankara a permis la diffusion de programmes en langues kurde sur la chaîne de télévision, l’usage de la langue kurde par les dirigeants du DTP reste toujours interdite. Il y a des dizaines de procès qui sont ouverts contre les dirigeants du DTP à cause d’avoir parlé le kurde.

Le Parlement Européen, qui est une institution importante de l’UE, n’expose toujours pas une attitude sérieuse à l’égard de la question kurde. Il semble soutenir, même indirectement, la sale guerre que la Turquie mène contre les Kurdes. Le rapport de Mme Oomen Ruijten Ria qui a été votée le 12 Mars à Strasbourg ne relève pas de la réalité, ni de la Turquie et ni celle des Kurdes. J’espérais que ce rapport du PE soit utilisé comme un moyen pour encourager et  pousser la Turquie à faire des progrès dans le but de trouver une solution à la question kurde. Malheureusement ceci n’a pas été le cas.

Malgré tout, on a souligné, dans le rapport de Mme Oomen Ruijten Ria, que la résolution de la question kurde ne peut seulement dépendre de l’évolution économique et on a bien attiré l’attention sur la nécessité de faire des efforts dans les domaines culturels et des droits de l’homme. Pourtant on n’accorde aucune notion à la dimension politique de cette question et on ne suggère aucune proposition à cet effet. Il est relativement difficile de deviner jusqu’à quand va durer cette approche du PE et de l’UE. Si cette approche dure plus longtemps elle peut endurcir la solution de la question.

Malgré de multiples faits et évolutions négatifs en Turquie, le mouvement démocratique kurde est aussi entré dans sa phase de résolution. De manière générale, tous les événements qui se déroulent sur la scène internationale et plus particulièrement au Kurdistan et en Turquie, démontrent que dorénavant plus rien ne sera comme avant. En tant que notions archaïques, toutes les attitudes consistantes à restreindre la libre existence des peuples et des communautés, sont désormais dépassées. Dans un tel tournant historique,  le peuple kurde souhaite disposer librement de sa place parmi les peuples du monde.

Dans cette perspective, je peux dire que le peuple kurde a marqué un net avancement à travers la lutte qu’il a livré pendant la période de trente dernières années. Par conséquence, à travers leurs actions, les Kurdes démontrent qu’ils optent pour un choix contemporain et civilisé ; celui de vivre librement dans leur pays et d’évoluer avec les autres populations sur le même pied d’égalité.

Donc le temps est arrivé, il faut que les institutions concernées fassent leurs responsabilités. Tant les Kurdes et les Turcs que les Européens.

Ahmet DERE  /  13.03.2009

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