Depuis lors, plusieurs organisations internationales ont été crées dans différents pays et régions pour lutter contre la violation des droits de l’homme. Il est bizarre de constater que ces organisations ont lutté surtout contre les Etats membres de l’ ONU qui violent toujours et sans cesse ces droits ; malheureusement la Turquie fait partie de ces Etats.
Selon les   critères de l’ONU et  de ses institutions ; , personne n’est supérieur à un autre. Chaque être humaine est né sans avoir de valeur supérieure à un autre. Lorsque les Nations Unies ont adopté cette déclaration universelle, le but a été de défendre tout le monde, sans faire la distinction entre les régions, les pays et les continents. En théorie tout est clair, on ne peut pas s’y opposer. Mais, quant il s’agit de situation concrète , hélas, nous ne pouvons pas dire la même chose. Sur notre planète il y a une véritable discrimination, surtout au niveau de la reconnaissance des droits de l’homme. Il existe certaines régions où on ne ressent même pas la moindre égalité entre les être humains.

Dans les régions où l’égalité entre les être humains est faible, souvent il  existe un fossé d’inégalité entre les hommes et femmes. De plus on constate une situation identique entre les classes économiques et sociales « supérieures » et « inférieures » (les riches et les pauvres, les patrons et les ouvriers, la bourgeoisie et les villageois, etc.).

Depuis 1948 la plupart des pays ont modifié leur constitution en prenant en considération la déclaration universelle des droits de l’homme. La Turquie est un des pays qui a voulu se démocratiser après 1950. Un système pluraliste, au niveau des partis politiques, a vu le jour. Dix ans après son accès aux Nations Unies, c’est-à-dire à partir des années 1960, ce pays a montré sa volonté en faveur de devenir membre de la communauté européenne. En 1987 la demande officielle a été déposée auprès des autorités européennes par le gouvernement présidé par Turgut Ozal. Malgré la volonté de la Turquie pour devenir un pays européen, les coups d’états se sont succédé jusqu’à 1980. L’’influence des militaires ne s’est pas amoindrie jusqu’à ce jour.

Selon les rapports établis par les organisations de défense des droits humains, uniquement durant les huit ans de gouvernement de l’AKP, c’est-à-dire depuis 2002, 282 personnes ont été victimes de meurtre commis par des auteurs inconnus, 2 262 personnes ont perdu la vie dans les conflits, 8 710 personnes ont été torturées, 87 513 personnes ont été placées en garde à vue, dont 11 034 ont été inculpées et incarcérées, 232 partis et associations ont été interdits ou ont fait l’objet d’une procédure d’interdiction. Il faut savoir que la grande partie de ces victimes est kurde. Sur l’ensemble du territoire turc  mais spécialement c’est dans les régions kurdes où on ne ressent pas beaucoup de respect pour les droits de l’homme.

Pendant ces 8 dernières années, les autorités du gouvernement d’AKP ont toujours prétendu qu’ils ne font pas de distinction entre les citoyens. Mais, la réalité de la situation au Kurdistan, éclaire sur la sincérité de ce gouvernement.

Pour constater la réalité en Turquie et au Kurdistan, il suffit d’examiner les rapports des organisations internationales comme HRW (Human Rights Watch), Amnesty International, la FIDH. Dans plusieurs rapports des ces organisations on attire l’attention sur l’obstacle judiciaire contre la liberté d’opinions, surtout dans les régions kurdes. On y souligne « De simples citoyens kurdes sont reconnus comme des militants armés par la plupart des autorités étatiques dans ces régions là. Les enfants qui participent à une manifestation sont traités comme des militants du mouvement kurde ». En 2009, 177 enfants kurdes ont été condamnés par des tribunaux turcs,  pour une peine totale de 772 ans, 2 mois et 26 jours de prison. En 2010 plus de 200 enfants ont été arrêtés et sont actuellement toujours emprisonnés.

  Depuis les 62 ans de la déclaration de l’Organisation des Nations Unies, e nous sommes très éloignés de l’affirmation que les règles internationales humanitaires sont appliquées pour le peuple kurde.

Au début de l’an 2010 j’avais l’espoir de voir naître l’égalité de traitement envers mon peuple, mais cela n’a pas vu le jour. C’est pourquoi je ne suis pas certain que l’an 2011 répondra mes souhaits.

Malgré tout, je souhaite à tout le monde un joyeux noël et une bonne année de 2011.  

F
E
E
D

B
A
C
K