Cette déclaration est intervenue un jour avant la conférence internationale sur la Syrie, dite Genève 2, où les kurdes ne sont pas invités.  Djazira (Cizîre en kurde) est l’un des trois cantons du Kurdistan syrien, annoncés récemment.

Après les élections locales dans toutes les villes de ce canton, l’Assemblée législative de l’Autorité démocratique et autonome du Kurdistan Occidental (Kurdistan syrien), s’est réunie le 21 janvier pour approuver les membres du premier gouvernement et ceux du parlement du canton de Djazira, élus démocratiquement.

TROIS FEMMES AUX MINISTERES CLES

Le canton de Djazira est constitué d’un parlement composé de 101 sièges et d’un gouvernement avec 23 ministères.

Le président kurde du canton a deux vice-présidents arabe et syriaque.  Trois femmes font partie du gouvernement, accédant à des postes stratégiques: les ministères de la Finance, de l’Economie et des Affaires de la Femme et de la Famille.

Chaque ministère doit être représenté par trois peuples, kurde, arabe et syriaque. Si un ministre est kurde, il doit avoir deux vice-ministres arabe et syriaque.  

Ce canton comprend les villes de Qamishli, Serêkaniyê (Rass al-Ain), Dêrîk, Dirbesiyê, Tirbespiyê (al-Qahtaniya), Chilakha, Amudê, Girkê Legê (al-Ma’abada), Rimelan, Tal Tamer et Hassaka (Al-Hassaka).

Le président du canton, Akram Hasso, a déclaré que l’autonomie démocratique est basée sur la fraternité entre les peuples et la démocratie.

Les deux autres cantons, Kobani et Afrin, se préparent aussi à déclarer leur administration autonome et démocratique.

Après la déclaration des administrations cantonales, les élections législatives doivent être organisées d’ici quatre mois pour élire les parlements des cantons. 

UNE ADMINISTRATION BASEE SUR LA FRATERNITE

Les peuples arabes, assyro-chaldéens, arméniens et tchétchènes, mais aussi les croyances musulmanes, chrétiennes et yézidies vivent en harmonie au Kurdistan syriens, en prenant leur place dans l’administration autonome. 

Le Kurdistan syrien est aujourd’hui la seule région stable et sûre pour tous les syriens, malgré des attaques des groupes affiliés à Al-Qaïda, celles du régime et de l’opposition, soutenue par l’Occident.  Les Kurdes ont prouvé qu’une troisième voie existe pour une vie commune et démocratique au Moyen-Orient, en proposant une confédération moyen-orientale.  

Le 6 janvier dernier, le Kurdistan syrien, doté d’une “autorité démocratique et autonome”, avait adopté sa constitution (contrat social), qui définit la Syrie comme un “Etat démocratique, libre et indépendant” et divise le Kurdistan en trois cantons au sein de cet Etat.

Le canton de Djezira s’est doté de trois langues officielles, Kurde, Arabe et Syriaque. Mais les autres langues sont aussi garanties et protégés par la constitution.

Les droits humains et les libertés sont également garantis. Les droits et les libertés sont considérés comme “valeurs suprêmes”.  La constitution garantie l’égalité sans discrimination entre les femmes et les hommes dans tous les domaines de la vie, tandis que le travail des enfants, le mariage forcé des enfants et la torture sont interdis.

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