Comme l’année passée, malheureusement dans le rapport de cette année aussi on ne voie pas une volonté du Parlement concernant une solution pacifique et démocratique à la question kurde. Dans le projet du rapport, Mme. Oomen-Ruijten Ria demande aux dirigeants du DTP qu’ils s’éloignent du PKK. Ainsi dans le même rapport on condamne le PKK et, en même temps, on demande à ce mouvement d’arrêter la guerre et laisser ses armes. Ces demandes mentionnées dans le projet du rapport sont biens contradictoire. Il n’est pas compréhensible de condamner une organisation à qui on veut demander d’arrêter ses armes.

En tant qu’un membre du Congrès National du Kurdistan, je peux dire que, si le Parlement, ou la  Commission des Affaire Etrangère s’engagent à trouver une solution aux conflits entre les militants du PKK et l’armée turque, notre Congrès et ainsi d’autres organisations kurdes sont prêts à travailler avec aux. Je l’ai déjà évoqué à plusieurs reprises, lors de mes contactes personnels avec les Parlementaires et aussi dans plusieurs réunions et conférences organisée au sein de votre parlement.
 Je pense que le temps est déjà venu pour  discuter   plus   concrètement   les   possibilités  de trouver une solution pacifique et démocratique à la question kurde. Donc, dans ce processus important le Parlement Européen peut jouer un rôle important.

Il est au profits du PE de demander instamment au gouvernement turc de dialoguer avec les députés du DTP, membres de l’Assemblée Nationale Turque, et les représentants des  ONG, surtout celles de la région kurde, afin de préparer une stratégie générale  nationale en vue de  régler la question kurde, suivie d’une éventuelle amnistie générale.
Au lieu de demander au DTP de condamner le PKK, pourquoi le PE ne collabore pas avec ce parti afin qu’il joue un rôle en vue de faire changer la mentalité qui existe en Turquie pour ne pas laisser lieu aux armes ?. Pourquoi le PE ne déplore pas le procès ouvert contre le DTP et ses dirigeants, qui sont empêchés de faire leurs activités ?.
 A l’approche des élections municipales, il faut que le PE et la Commission européenne appellent au gouvernement turc de prendre les mesures nécessaires en ce qui concerne le bon déroulement des élections municipales, qui auront lieu le 29 Mars 2008.
 Au lieu de condamner le PKK, est ce qu’il n’est pas utile d’appeler ce mouvement et l’armée turque, en même temps, de déclarer un cessez-le-feu bilatéral et mettre fin, d’une façon durable, aux conflits armés et de commencer à un processus de dialogue ?. Est ce qu’il n’est pas utile, pour le PE, de rappeler sa solidarité avec toutes démarches en vue de lutter contre toutes sortes de l’usage de violence. Ici, je veux bien préciser que beaucoup d’organisations kurdes travaillent dans le sens de mettre fin à la violence.
 Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs, avec mes meilleures salutations distinguées
 
DERE Ahmet Gulabi
Membre du Congrès National du Kurdistan  /  05.12.2008

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