Je viens de recevoir  une lettre de  Dr Yekta Uzunoglu ? membre du Centre de PEN  KURD qui a entamé une grève de la faim depuis le 20 mars 2007 en République Tchèque soutenu  en premier lieu par le Président de la République Monsieur VACLAN HAVEL par  150 autres  personnalités  tchèques  coordonnées par la Section du Centre de   Chèque PEN et l’Amnesty international  Dans sa lettre en langue kurde Monsieur  le Docteur YEKTA Uzunoglu  précise que   " .
150 heri navdaren Chek – di nav wan de V.Havel u xwedana Xelate Oscar Z.Sverak ji te de – bi dor dikevin trefa birchibune.
Koordinationa wan, di ve nave de civinen chapemayi, kongra salaniya Kluba Pen a Chek u Amnesty International  uhd.uhd. mecal nehishtin ku ez bersiva te di dema xwe de bidim. Leborine xwe tika dikim.
Malesef chapa Kurdi – ku minimum te xwendin – tera xwe cih neda van buyeran. Li vir sere shere hiquqe ez wek kurdeki dikshinim u sedan navdar dur min de wek du Kurdeki de te, le chapa Kurdi xwe ker dike….
Qaski bere name ki ji Nassrin ( Helena) Qasemlu ji Parise hat ku ew ji sibe dest bi trefa birchibune dike, kecha Qasemlu – Mina Norlin Xan – doh ket trefa birchibune.
Bawer nakim ku di tu welateki dine de nasnama Kurdi wek Sherwane doza Hiquqa welate mevandar ta nuha hatibe naskirine … Yani ji gele Chek ji 7 ta 70 Sali edi Kurd wek shrevanen Hiquqe, dostaniye li vi welate de nas dikin…. "
  En effet ,la situation  du Dr YEKTA UZUNOGLU pose la question de  la dignité humaine qui  est un concept relativement nouveau en Droit en Europe. Classiquement, c’est une caractéristique d’une fonction ou d’une institution (ex : dignité de la Justice) par rapport à l’Etat de droit. Après les atrocités commises durant la seconde guerre mondiale, les conventions internationales de protection des droits de l’Homme se sont référées à la Dignité humaine comme fondement de tous les autres droits fondamentaux. Il suffit de lire les textes internationaux sur la bioéthique adoptés ces dernières années, notamment ceux de l’UNESCO et du Conseil de l’Europe, pour constater le rôle absolument central qu’ils accordent à la notion de dignité humaine. Bien qu’elle ait toujours eu une place importante dans le droit international des droits de l’homme, le tout premier plan que la dignité occupe dans le nouveau droit international Initialement, la dignité humaine avait donc vocation à protéger l’individu des atteintes les plus graves. Ainsi selon Marie-Luce Pavia, " la dignité de la personne humaine va devenir le concept juridique opératoire pour désigner ce qu’il y a d’humain dans l’homme. C’est pourquoi elle est inhérente à tous les membres de la famille humaine et tout ce qui tend à déshumaniser l’homme sera considéré comme une atteinte à cette dignité ".
       Mais à partir de cette conception irréductible de la dignité, la loi et la jurisprudence vont en faire une application amplificatrice. Ignorée du droit français et en Europe avant sa consécration par le Conseil constitutionnel en 1994, la dignité est en passe de devenir un concept mou que l’on peut utiliser à sa guise. Tout particulièrement, les juges ont tendance à substituer la dignité aux bonnes mœurs considérées comme trop connotées. Nul ne songerait à justifier une atteinte à la dignité alors que les bonnes mœurs sont considérées.
       Il est vrai que la dignité humaine  entraîne une exigence de " respect des personnes ", comme l’admet Macklin. Cependant, ces deux notions ne s’identifient pas. Le respect des personnes n’est que la conséquence de leur dignité. Si l’on doit respecter inconditionnellement tout être humain, quel que soit son âge, son sexe, sa santé physique ou mentale, sa religion, sa condition sociale ou son origine ethnique, c’est précisément parce qu’il a une valeur intrinsèque ou dignité. L’idée de dignité est donc préalable à celle de respect et vise à répondre à la question " pourquoi doit-on respecter les personnes ? ".
   Certes, si l’on peut aller plus loin et s’interroger sur le fondement ultime de la valeur inhérente à l’être humain, la question devient plus complexe car il est alors peut-être impossible d’éviter une explication métaphysique ou théologique.Mais la question de l’injustice  sociale  posée par le cas du Dr YEKTA UZUNOGLU, est une affaire  de Dreyfus Kurde.A ce niveau, l’argumentation la plus fréquente est sans doute celle qui renvoie à la nature spirituelle de l’âme humaine. On peut remontait  jusqu’ à  Aristote est sans aucun doute le philosophe qui a argumenté en ce sens de la manière la plus rigoureuse. Selon lui, tout être vivant est, par définition, animé par un principe de vie. Mais la faculté intellectuelle (nous) propre à l’âme humaine distingue radicalement celle-ci des âmes des autres êtres vivants : l’âme humaine est immatérielle au sens plein du terme. Aristote déduit cela de la capacité humaine d’abstraire, c’est-à-dire d’assimiler les " formes " (ou essences) des choses qu’il connaît sans pourtant incorporer la " matière " qui les constitue. Or, cela n’est possible que dans la mesure où l’intellect humain n’est aucunement une entité matérielle, c’est-à-dire dans la mesure où il est quelque chose de plus que juste la faculté d’un organe corporel. Autrement dit, étant donné que l’âme humaine est capable de penser toutes choses, elle est forcément non mélangée à aucune (De Anima, III, 4, 429a). Mais qu’est ce que  nous voulons dire aux autorités de la République  Tchèque, lorsque  le Président  Jacques Chirac a recu, à Paris M. Jiri PAROUBEK, Premier ministre de la République Tchèqula question essentielle relative à l’harmonisation européenne  sur le plan des droits de l’Homme est posée :
      " C’est un sujet essentiel car nous devons aujourd’hui réconcilier les Européens avec le projet européen, " a dit le Président Chirac "  leur montrer que l’Union est activement engagée pour répondre à leurs préoccupations. Car l’Europe est la meilleure réponse à la mondialisation. Car l’Europe constitue le cadre d’action irremplaçable pour relever ses défis.
Nous y parviendrons si nous sommes rassemblés et unis. Si nous menons les nécessaires réformes tout en restant fidèles à nos valeurs humanistes et à notre modèle social. Si nous réaffirmons notre volonté de construire une Europe politique et sociale, fondée sur la solidarité, des politiques communes et une démarche d’harmonisation.
      La question qui se pose, est de savoir  dans ce sens quel rapport établir entre  la dignité humaine  et le combat pour ses droits et l’Etat de droit de Yekta Uzunoglu,qui a  entamé une grève de la faim, soutenu par plusieurs personnalités de la vie publique tchèque y compris  par le président VACLAV HAVEL par  Mme  Hélène Ghassemlou  et sa fille Mina et les autres 150  personnalités. Est-ce que les autorités  Tchèques, vont  ajouter  à leur histoire comme la France une affaire Affaire de Dreyfus ou elles vons écouter la voix de la sagesse  du Président  VACLAV  HAVEL  et 150 autres  personnalités ? il s’agit de  " František Janouch, Markus Pape, PhDr.Libuše Šilhánová, PhDr.Kveta Jechová, Svatopluk Karásek, Doc.Dr.Miloslav Kalab (Kanada), Jan Rejžek, Martin Vadas, Václav Marhoul, Tána Fischerová, Martin Chramosil, Ivan Peschka, JUDr.Milan Hulík, Ing.Karel Jech, prof.Dr.Pavel Štepánek,Ph.D., Jan Krivonožka, Tomáš Kramár, Jan Beránek, Doc.Dr.Boris Krška, Josef Hrdinka, Mgr.Radim Uchác, Alena Abbrentová, Jaromír Štetina, Monika Uzunoglu, Slávka Pešulová, Mgr.Petr Nymburg, Dr.Pavel Gan (SRN), Milan a Zdenka Bártovi, Jirí Stránský, RNDr.Gustav Louženský, Vera Trakalová, Jirí Fojt, Pepa Nos, Claudie Nikolajenková, Magdalena Šebestová, Gabriela Cervená, Doc.RNDr.Zdenek Kluiber,CSc.Ph.D., Jaroslav Kos, Jan Dus, Petra Alexander (USA), Igor Linhart, Ivana a Milan Bártovi, Ing.Karel Hegenbart, Jitka Žáková, Martin Štumpf, Jan Šinágl, Karel Kramár, Vera Roubalová, Pavla Hájková, prof.Dr.Jan Cermák, Mgr.Karel Mrzílek, Jirí Jína, Philipp Janýr, Ing.Hynek Bulír, Petr Kotoucek, Otakar Vojtech, Bc.Jana Mulacová, Ida Kaiserová, Emílie Necasová, Michal Docekal, Dušan Dvorák, Dobroslava Gabryšová, Daniel Vacek, Eva a Jindrich Ružickovi, Jirí Penás, prof.PhDr.Daniela Jarušková CSc., Ladislav Maria Wagner, Božena Wagnerová, Barbara Issa Wagnerová, Jaromír Vacek, Dana Križanicková, Jozef Wagner, Dušan Mlynarcík, Alena Rusnáková, prof.RNDr.Martin Cernohorský,CSc., Martin Madera, Martin Reiner, Dr.Marta Chovancová, Mgr.Tomáš Jurcík, V.Herman Lang, Ing.Blanka Císarovská, David Navara, Georg Warning (SRN), Doc.PhDr.Zdenek Pinc, Mgr.Eliška Pincová, Bc.František Pinc, Vratislav Pinc, Benedikt Pinc, Jindrich Pinc, Barbora Pánová, Martina Rychlíková,  Bretislav Rychlík, Jana Cejpová, Tomáš Cejp, Lubor Veleba, Zuzana Schreiberová, Milan Hanyš, Alida Horváthová, Jirí Vanek (Sydney), Petr Pojar, JUDr.Mgr.Jaroslav Grinc,Ph.D., Gerald Turner, Milan Kozelka, Ing.Pavel Galle, Prokop Voskovec, Vlasta Voskovcová (Paríž), Klaus-Henning Rosen (SRN, bývalý šéf kanceláre Willyho Brandta), Vladimír Hucín, Ladislav Zikmund, Emanuel Mandler, Andrea Lexová, Jaroslav Carady, Ing.Zora Rysová, Jirí Hrdina, Petr Borka, Milan Hrabal, MUDr.Petr Kašpar, Fedor Gál, Urban Westling (Švédsko), Marta Kordíková, Bernhard von Grünberg (SRN), Helena Illnerová (bývalá predsedkyne AV CR), Nada Dvorská, Eva Vavroušková, RNDr.Marie Fojtíková, Jana Cervenková, Jitka Pešulová, Jitka Pešulová ml., Monika MacDonagh-Pajerová, František Vanek, JUDr.Stanislav Krecek, Michal Šimek, Doc.Ing.František Hezoucký, Pavel Novotný, Jaroslav Karafiát, Dalibor Pech, Milan M. Horák, Pavla Béliveau (Paríž), Martin Groman, Hana Ružicková, Jaroslava Kratochvílová, MVDr.Zdenek Hladký, MUDr.Eva Vanícková, Bohdana Pfannová, Šimon Pellar, Ing.Pavel Vlasák, Štepánka Matúšková, Martin Patricný, Ivan Martin Jirous, Pavel Kacírek, Ing.Josef Cyrus, Mojmír Kovár. ".
D’abord, je veux remercier à ces personnalités, plus particulièrement à Monsieur le Président VACLAV HAVEL  qui soutiennent le combat du Dr  YEKTA UZUNOGLU,avec 150 personnalités de son pays, à Madame Nesrine  Hèlene  Ghasemlou et Mina  Ghassemlou  qui ont fait une déclaration ce jour la. Puis  j’affirme que j’ai écris  à Monsieur le Président de la Jacques Chirac, Président de la République de la France , son intervention auprès de la République  Chèque  au Président du Parlement, aux Présidents des Groupes politiques, au Sénat , plus particulièrement  à Madame la Sénatrice Nicole Borvo, Présidente de la Commission des Lois au Sénat  de France et nombreuses personnalités, Président du Conseil et du Parlement européen et au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU pour alerter l’opinion publique française et internationale sur la base juridique suivante:
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme.
Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression.
Considérant qu’il est essentiel d’encourager le développement de relations amicales entre nations.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Considérant qu’une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
L’Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l’homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
-Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
-1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté. (art.2)
-Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. (art/3)
-Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes. (art.4)
-Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. (art.5)
-Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique. (art.6),
j’ajoute que  lors de l’entretien du Président de la République, M. Jacques CHIRAC, avec M. Jiri PAROUBEK, Premier ministre de la République Tchèque en date du 17 octobre 2005, il a été convaincu que
Le Président de la République a accueilli le Premier ministre en lui disant sa joie de le recevoir à Paris et en soulignant les sentiments de grande amitié que la France et les Français éprouvent pour la République tchèque et son peuple. "Nous suivons avec beaucoup d’intérêt l’évolution économique de la République tchèque dont les résultats sont particulièrement encourageants" a-t-il ajouté.
L’entretien a porté tout d’abord sur les questions européennes. Le Président de la République a évoqué les trois prochaines échéances.
S’agissant de la réunion informelle d’Hampton Court, il a indiqué que la France était d’accord pour que la discussion se concentre sur des sujets qui permettent de démontrer la capacité d’impulsion du projet européen dans le contexte de la mondialisation. Il a évoqué à cet égard l’intérêt d’initiatives dans les domaines de la recherche et de l’innovation, de l’énergie, des grands réseaux européens, de la démographie ou de la défense. Il a également estimé que la réunion devrait permettre d’aborder des questions comme la lutte contre la pauvreté dans le monde ou la lutte contre le changement climatique.
Le deuxième rendez-vous a indiqué M. Jacques CHIRAC, est le Conseil Européen de décembre qui doit permettre d’adopter les perspectives financières nécessaires notamment pour réussir le financement de l’élargissement. Le Président de la République a rappelé que la France était déterminée à faire tout son possible pour faciliter un accord, dans le respect des engagements pris et de façon à ce que chacun prenne sa juste part du financement de l’élargissement. (..)
Concernant les relations bilatérales, le Président de la République et le Premier ministre sont convenus d’intensifier les coopérations décentralisées et d’étudier la possibilité de faire travailler ensemble des pôles de compétitivité français et tchèques. Les deux dirigeants ont souligné qu’il existe un fort potentiel de développement des relations économiques entre la République Tchèque et la France.
Sur la libre circulation, le Président a rappelé au Premier ministre tchèque le contexte dans lequel ce débat se situait en France. Les deux dirigeants ont décidé d’organiser des contacts spécifiques entre les gouvernements français et tchèque pour voir comment aborder cette question dans la perspective du rendez-vous de 2006.
Je pense que la réponse du docteur YEKTA UZUNOGLU à la Radio de Prague met en évidence le caractère injuste de la pratique  de la police de la République Tchèque. Le combat pour ses droits et l’Etat de droit de Yekta Uzunoglu, aujourd’hui en grève de la faim, il a été interrogé  par Alexis Rosenzwig, correspondant de la Radio de Prague en date du 20-03-2007 La République tchèque au quotidien Écoute 16kb/s ~ 32kb/s
C’est une affaire compliquée qui sent le crime organisé après la révolution de velours, avec des relands d’histoires d’espions communistes. Yekta Uzunoglu, homme d’affaires kurde originaire de Turquie, a été emprisonné en 1994 pour être relâché plus de deux ans après sans un mot d’explication. Aujourd’hui, 13 ans après, Yekta Uzunoglu veut obtenir justice et souhaite une réforme des institutions judiciaires et policières tchèques. La semaine dernière, il a entamé une grève de la faim, soutenu par plusieurs personnalités de la vie publique tchèque.
Vous avez entamé une grève de la faim la semaine dernière, pourquoi ?
" Il y a 13 ans que je suis persécuté par la justice et la police tchèques. J’étais l’un des plus grands entrepreneurs du pays à l’époque, en 1994. Je venais de signer un contrat de 340 millions de dollars pour Skoda et quand je suis rentré chez moi j’ai été arrêté. Je ne savais pas que c’était des policiers, ils m’ont emmené je ne sais où ; plus tard j’ai su que c’était des membres de la police. J’ai été enfermé en prison pendant deux ans et demi avec les plus grands criminels de ce pays. Au bout de deux ans et demi j’ai été libéré, mais entre temps j’ai reçu la nationalité allemande en prison. "
Donc vous avez été libéré au bout de deux ans et demi sans aucune explication ?

" Sans aucune explication… On pense que c’est le seul cas dans ce pays après la révolution, mais ce n’est pas vrai. C’est un cas qu’on connaît aujourd’hui, mais il y a plein de cas similaires et les gens soit manquaient de courage, soit n’avaient pas assez de moyens pour financer les procès qui coûtent assez cher dans ce pays. "

Quelle est votre interprétation aujourd’hui, 13 ans après – quelle est l’explication à votre arrestation ?

" Le chef de police qui m’a arrêté s’appelle Opava. Entre temps, il a été condamné à 14 ans parce que le juge pense qu’il a été le chef du plus grand gang de ce pays, le gang de Bedrych. C’est lui qui m’a arrêté… Mes avocats ont longtemps tenté de montrer dans mon affaire que ce type était "discutable" mais personne n’a réagi : ils l’ont laissé encore dix ans en exercice, le temps pour lui et son gang de tuer des gens et commettre tous leurs crimes. Il a été arrêté en 2004 seulement… "

Pourquoi cette grève de la faim aujourd’hui ? Vous avez donc la nationalité allemande, pourquoi ne pas quitter ce pays où vous avez par ailleurs obtenu très récemment le prix Frantisek Kriegl de la Charte 77 mais où vous n’arrivez pas à obtenir justice ?
 " J’aime ce pays, j’ai plein d’amis ici. A l’époque, dans les années 70, on s’est battu contre le régime totalitaire et on n’avait pas peur à cette époque, je ne trouve aucune raison d’avoir peur aujourd’hui. C’est pour ça, c’est un combat pour ce pays, pour la démocratie et pour un nouveau système judiciaire. "
Qu’est-ce que vous réclamez aujourd’hui en faisant cette grève de la faim ?

" On veut certaines réformes de la justice et de la police, surtout de l’inspection du ministère de l’Intérieur. Il faut qu’on trouve des solutions pour les cas de criminels dans les rangs de la police. "
A votre niveau personnel, vous voulez également que votre nom soit blanchi ?
Yekta Uzunoglu avec Karel Schwarzenberg, photo: www.uzunoglu.info
 " Oui, c’est ça. Karel Schwarzenberg, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères, fait partie des signataires d’une lettre ouverte publiée il y a neuf mois et intitulée " J’accuse ". Comme Emile Zola, la lettre accuse tous les policiers coupables dans cette affaire, la justice de ce pays et les structures de police coupables dans ce cas. "
Maintenant qu’il est ministre cela pourrait peut-être arranger votre cas ?

" Naturellement, il essaie dans le gouvernement d’actualiser ces problèmes, pas seulement à cause de mon cas, qui comme je l’ai dit n’est pas unique dans le pays. Il faut que ce gouvernement trouve une solution à ce problème. "
Quel est le problème principal, la mafia dans la police ?
 " Pas seulement dans la police, dans la justice et au niveau des procureurs aussi. On a une mafia contre laquelle jusqu’à maintenant on ne peut pas se battre. Les politiciens ont peur, les écrivains et les journalistes aussi. C’est la première fois qu’on parle de ça. Mais ça fait déjà 13 ans que j’en parle moi."
j’ajoute  que Madame NESRINE HELENE GHASSEMLOU XAN , malgré  les conditions de santé, elle a fait une déclaration   ce jour là, qu’elle va entamer une grève de la Faim du 14-04-2007 au 208-04-2007 pour soutenir la grève de la Faim entamée par Dr YEKTA  UZUNOGLU depuis le 20-03-2007 pour que les Républiques  Tchèques  et Slovaquie mettent en application des reformes juridiques  et ainsi qu’elles  punissent  l’organisation de la police  et que  les membres  de la Mafia de Sususrluk soient punis  et condamnés en raison des pratiques commises  de  reconnaître l’identité kurde.Mme Ghassemlou   âgée de 72 ans et avait subi  d’un Cancer, malgré cela  elle va entamer  une grève de la faim dans son domicile à Paris  pour soutenir le combat du Dr YEKTA UZUNOGLU.( voir sa déclaration ci jointe) ; L’attitude de Mme Ghassemlou m’a forcé d’ajouter l ; L’attitude de Mme Ghassemlou m’a forcé d’ajouter l’extrait de l’article que j’avais rédigé pour le Dr. A.Ghassemlou, publié dans le Journal  le Bien Public à Dijon  le 14-07-1989 :
      "  Le Dr A.Ghassemlou est. né au Kurdistan d’iran. Dès à l’âge de 16 ans a commencé â militer au sein du Parti Démocratique du Kurdistan d’iran. Il a connu la première République Kurde de Mahabad fondé en 1946 par Ghazi Muhammed.Aprés la chute de la République Kurde. Des milliers de combattants du Kurdistan continuèrent à lutter et à  se sacrifier.Le Dr.Ghassemlou était en exil durant vingt ans en Irak. En URSS et puis en Tszchekoslovaquie où il a obtenu le grade ès docteur en Sciences Economiques.ll a enseigné â l’Académie des Sciences de Tszchecoslovaquie.Après les événements de Prague il s’est réfugie en Pologne et puis à Paris il a enseigné â la Sorbonne.En 1973 il devient le Secrétaire Général du PDK1.
Pourquoi  ont-ils tué  Le Dr A.R. Ghassemlou?
D’abord il était le plus grand organisateur des masses populaires Kurdes, un grand diplomate, un théoricien des questions politiques et sociales du Moyen-Orient, un combattant révolutionnaire dans le peuple. Et puis le Dr.Ghassemlou était un grand scientifique kurde, un grand savant contemporaine et il voyait l’avenir des Kurdes. Selon lui les Kurdes nom qu’une seule solution:"s’unir pour se défendre par tous les moyens. Que ce soit claire: cette fois-ci, il n’y aura pas de capitulation.La résistance du peuple kurde se poursuivra dans les villes et dans les campagnes et elle aura recours a toutes les formes de lutte."
La lutte du peuple Kurde en Iran
En effet, le Dr.Ghassemlou, a dirigé le Parti Démocratique du Kurdistan d’iran comme un mouvement bien organisé avec a sa tête une direction révolutionnaire ".En 1988 il a défini deux tâches essentielles pour les Kurdes: Premièrement, Tout en poursuivant leur lutte de résistance, les Kurdes d’abord doivent s’imposer comme un facteur indépendant sur la scène politique du Moyen-Orient. Deuxièmement, les Kurdes doivent ensuite oeuvrer pour l’internationalisation du problème kurde.l1 nous faut poser la question kurde dans toute sa dimension, poser le problème de vingt cinq millions d’hommes et de femmes qui constituent une nation avec le droit â l’autodétermination.
Le Dr.Ghassemlou voulait sauvegarder notre culture. La langue kurde doit être reconnue comme une langue officielle au Kurdistan d’iran. Les enfants kurdes doivent pouvoir être éduqués dans leur langue. Le pouvoir politique doit être décentralisé et les affaires intérieures du Kurdistan gérées par les représentants du peuple kurde démocratiquement élus. Ces revendication des masses populaires kurdes sont légitimes et conformes a tous les courants religieux et au droit international: droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Lors d’une soirée de solidarité avec le peuple Kurde que notre Comite avait organisé â Dijon le 20 Octobre 1984, nous avions projeté les deux films sur la lutte du peuple Kurde en Iran pour informer 1opinion publique francaise.Nous constatons que la guerre déclarée par le régime iranien au peuple opprimé du Kurdistan. Se poursuit actuellement. Depuis dix ans, (<villes, villages du Kurdistan sont la proie des canons des chars. des hélicoptères, d’assaut, des Phantomes du régime Khomeiny. Des milliers de civils kurdes ont été tués ou blessés. Des centaines d’habitations ont été détruites. Devant l’assaut. Sans pitiés des forces gouvernementales, des dizaines de milliers de citoyens ont fui leurs maisons et se sont réfugiés dans les montagnes. Face aux revendications légitimes du peuple du Kurdistan le régime de Khomeiny écrivait 1e Dr Ghassemlou dans son n"message du 24 avril 1983. "N’oppose qu’une seule réponse: la balle du fusil et les bombes. l a non seulement anéanti l’ensemble des libertés politiques:
Il ne respecte même pas les droits élémentaires de l’homme. Notre patrie devient une vaste prison des minorités.,.) Le régime de Khomeiny applique dans le Kurdistan une politique de génocide. Outre les massacres de population dans les zones rurales, les exécutions civils se multiplient dans le villes depuis le début de l’offensive."(Message du Dr.A.R. Ghassemlou aux Organisations internationales et humanitaires, aux Personnalités, t l’opinion publique de tous les pays du monde.)
Cette explication du Dr Ghassemlou pose une question fondamentale: Qui a tué le Dr Ghassemlou ? C’est une question à laquelle doit répondre la Direction politique du P.D.K.L.Nous considérons que cet lâche assassinat est organisé par les ennemis du peuple du Kurdistan. non seulement contre le Dr. A.R. Ghassemlou et ses camarades mais aussi contre la nation kurde. Les études sur le massacre de nos camarades confirmeront que l’assassinat a visé directement l’indépendance de notre nation." Nous n’accepterons jamais, de n’importe quel gouvernement, une aide liée à des conditions inacceptables pour notre peuple, car nous aimons et nous sommes fières de notre indépendance. Nous disait le Camarade Ghassemlou n’accepterons jamais que quelqu’un nous dicte les décisions que nous devons prendre, quitte à nous passer d’une aide.Cette indépendance est un des principes fondamentaux de notre parti, et nous ne [échangerons contre rien"
Le peuple kurde résistera
Le peuple Kurde et le Parti Démocratique du Kurdistan d’iran ont perdu leur dirigeant combattant. Mais le Dr Abdul Rahman Ghassemlou nous a laisse un parti politique responsable, démocratique et humanitaire, Le camarade Ghassemlou a toujours réf usé par principe et dans sa pratique tout acte de terrorisme. Lors d’une intervention à l’institut de Solidarité avec l’Amérique latine et l’Afrique, à Madrid le 6 octobre 1988. Le camarade Ghassemlou disait "Nous avons un besoin urgent du soutien moral et politique de la communauté internationale. Un proverbe kurde dit "Un ennemi c’est trop et mille amis c’est peu." Malheureusement, les Kurdes ont beaucoup d’ennemis. C’est la raison pour laquelle, nous sommes à la recherche "amis." A la lumière de la pensée philosophique et politique du Dr A.R. Ghassemlou, nous exigeons la même chose comme  NESRINE HELENE GHASSEMLOU dans  sa déclaration et je pense que le Dr YEKTA UZUNOGLU est un disciple du Dr A.Ghassemlou   et ma réflexion  me renvoie   à la conclusion suivante :
Le Peuple du Kurdistan  demeure  soumis à la domination de plusieurs États colonialistes, Turquie, Iran et La Syrie, qui contestent leur particularité ethnique et culturelle, leur revendication nationale et, a fortiori, leur avenir politique. Avant le renversement du régime de Saddam le sort réservé au Kurdistan Sud, durant la Guerre du Golfe, a attiré l’attention du monde et entraîné l’intervention des pays occidentaux. La question nationale du Kurdistan  est revenue ainsi sur la scène internationale. Une résolution à ce sujet a été adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU et une autre par le Parlement européen. Certains auteurs considèrent cette reconnaissance internationale comme un signe d’espoir pour le  droit à l’autodétermination de la  nation kurde.
Dr Ali KILIC, Paris le 08-04-2007
 

 

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